30 novembre 2006
La Bonne Action
« Je me demande pourquoi je me suis déplacé ! » s’écria mon ami
Yann . Nous avions décidé de participer à la journée d’intégration
organisée par les élèves de troisième année d’I.U.P. « Génie-Civil et
Infrastructures » , pour l’accueil des élèves de première année . Cette
journée était tombé le 17 octobre, jour de grève de la fonction
publique . Le soleil semblait, lui aussi, avoir des revendications à
faire entendre : Il refusait de se montrer .
En arrivant sur le
campus de l’université, nous n’avions aperçu que quelques petits
groupes de personnes, seuls rescapés de la grève des transports
parisiens . Tout en cherchant une quelconque organisation étudiante,
nous aperçûmes, près de la tour des Chênes d’Or, trois personnes en
assez vive discussion . Deux d’entre elles semblaient reprocher quelque
chose au troisième, qui avait l’air impressionné . Soudain, le plus
petit des trois reçu un coup de poing à la figure, qui le fit valser en
bas des escaliers, trois marches plus bas . Les deux autres le
suivirent et lui balancèrent quelques coups de Rangers dans les côtes
. Nous nous regardâmes Yann et moi et décidions d’intervenir, alors que
les deux voyous partaient en courant dans la direction opposée . Le
troisième restait immobile sur le sol, sûrement inanimé . J’étais à la
fois excité de pouvoir mettre en application les cours de secourisme
que j’avais suivi, et nerveux, car c’était là mon « baptême du feu » :
j’avais peur de mal faire . Malgré tout, il fallait que je retrouve mon
calme, élément essentiel dans une situation pareille .
Je m’approchais de la victime :
« Bonjour Monsieur, est ce que vous m’entendez « ? Quel est votre nom ? ».
Je
n’eus pas de réponse . Il fallait que je fasse le bilan au plus vite .
C.R.S. : Conscience, Respiration, Sang, pensais-je . Je posais trois
doigts au creux d’une de ses mains :
« Est ce que vous m’entendez ? Serrez mes doigts si vous m’entendez ».
Je fis de même avec son autre main, puis je passais aux yeux :
« Monsieur, si vous m’entendez, clignez des yeux ».
Là non plus, rien ne bougea . J’en conclus qu’il était inconscient .
« Yann, je vais avoir besoin de toi ».
Je
me tournais vers mon ami et m’aperçu que son teint, habituellement
bronzé, avait viré au vert . Celui-ci a une sainte horreur du sang . A
la moindre goutte, il manque de défaillir ! Je lui conseillais donc de
poser son regard sur moi .
« Yann, je vais avoir besoin de toi », répétais-je .
«
Il faudrait que tu ailles prévenir les pompiers du téléphone le plus
proche . Tu n’as pas besoin de monnaie ni de carte, c’est un appel
gratuit . Tu composes le 18 et tu leur dis qu’un jeune homme d’une
vingtaine d’année est allongé sur le sol, qu’il est inconscient avec
une blessure au front et qu’une personne s’occupe de lui . Tu leur
donne aussi l’adresse : Campus de l’université de Cergy-Pontoise, au
pied de la tour des Chênes... et je vais voir s’il respire . »
Pour
cela, je desserrais la ceinture et le col de la victime, mis une main
sur son front et posais mon autre main sur son menton . J’inclinais
ensuite doucement sa tête vers l’arrière et ouvris sa bouche .
J’approchais ensuite ma joue de sa bouche pour sentir son souffle et,
tout en regardant son abdomen, je comptais dix secondes ... Il
respirait .
« Vous allez vous en sortir, on va prévenir les secours, tout va bien . »
Me
relevant, je m’adressais à mon ami : « Yann, tu peux me répéter ce que
je t’ai dis ? je crois que j’ai oublié quelque chose . »
Pressé
de quitter cette scène qui ne lui plaisait guère, il me répéta
rapidement les différentes indications à fournir aux pompiers .
J’ajoutais : « Tu peux aussi leur « dire que je vais le mettre en PLS,
c’est à dire sur coté . Quand tu auras donné « tes informations,
il faudra que tu attendes qu’on te demande de raccrocher « pour le
faire . Après l’appel, pourras tu aller sur le parking attendre les «
pompiers, pour leur indiquer le chemin ? »
Yann acquiesça et partit
d’un pas ferme vers le plus proche téléphone, non sans m’avoir laissé
son blouson . Je me retrouvais donc, en tête à tête avec cet inconnu .
Tout en faisant, seul, la conversation - l’ouïe étant le sens qui par
en dernier - j’entrepris de le mettre en Position Latérale de Sécurité
. Je me mis à genou du coté droit et tenant son épaule droite de ma
main gauche, je glissais son bras droit à la perpendiculaire par
rapport à son corps, la paume de sa main vers le ciel . Au cas où un
bon samaritain, nous prenant pour des artistes-mîme, nous jette
quelques piécettes . Je pris ensuite l’autre bras, tout en tenant
l’épaule correspondante et le plaçait sur mon bras droit, de manière à
ce qu’il puisse sucer son pouce . Si bien sûr il reprenait conscience .
Afin qu’il ne se blesse pas en restant sur le coté, je
vérifiais de ma main libre s’il n’avait rien dans les poches et
constatais que non . Les deux agresseurs avaient eu la même idée que
moi ... J’attrapais son pantalon au niveau de la ceinture et le tirais
vers moi pour le mettre sur le coté . Je suivais attentivement les
conseils : les bras raides et le dos droit . Je changeais ensuite de
main au niveau de la ceinture et coinçais son pied gauche dans le creux
de son genou droit . Je plaçais de même sa main gauche dans le creux de
son coude droit . J’inclinais la tête de la victime en arrière et vers
le sol, afin de dégager les voies respiratoires et le laisser vomir à
sa guise, si l’envie s’en faisait sentir . Je posais ensuite le blouson
de mon ami sur le blessé pour qu’il garde sa chaleur, et me
relevais . J’étais assez fier de moi : pour un premier sauvetage, je ne
me débrouillais pas si mal .
Mais il ne fallait pas que je me
relâche pour autant . A tout moment, la victime pouvait arrêter de
respirer et partir vers un monde inconnu . Je reportais donc le débat
concernant la vie après la mort à un autre jour et m’agenouillais
près du corps immobile . J’effectuais les tests de conscience, sans
résultat . Je pensais aux informations qui pourraient servir aux
pompiers : les rythme, fréquence et amplitude des mouvements
respiratoires et du pouls . Je commençais par la respiration, pour la
simple raison qu’il est possible de sentir le pouls d’une personne
ayant arrêté de respirer quelques instants auparavant . Je sortis donc
ma montre de ma poche, posais ma main sur l’abdomen de la victime et
comptais les mouvements de ventilation respiratoire pendant une minute
. Leur nombre était de quatorze .
( Il faut savoir que le nombre
moyen de ventilations en une minute d’une personne au repos est de
douze à vingt chez un adulte, vingt-cinq à trente chez un enfant
et de trente-cinq à quarante chez un nourrisson . De même, le nombre
moyen de pulsations du pouls en une minute est respectivement de
cinquante à quatre-vingt, quatre-vingt à cent et cent à cent vingt . )
Sur
ma lancée, je pris le pouls du blessé en plaçant le bout de trois
doigts d’une de mes mains dans une rigole située au niveau du cou,
près de la pomme d’Adam . Le nombre de pulsations était de
cinquante-sept . Apparemment, le jeune homme respirait bien. Mais pour
en être sûr, j’examinais la couleur de l’intérieur de ses lèvres . -
Elles doivent être rosées si le sang circule normalement et transporte
assez d’oxygène, blanches si le sang circule mal et bleues si le sang
ne véhicule pas assez d’oxygène -. J’examinais aussi la couleur de ses
conjonctives . Ceci me rassura complètement car aussi bien les yeux que
les lèvres semblaient correctement irrigués . Le cerveau ne subirait
pas de dommages par manque d’air .
Alors que je m’apprêtais à
recommencer les divers tests, je vis trois pompiers surgir d’on ne sait
où . Deux d’entre eux tenaient un brancard, un troisième portant une
trousse de secours . En un instant, ils furent autour de la victime et
la prirent en charge . Je leur délivrais les informations dont je
disposais et en peu de temps la victime fut installée dans l’ambulance,
direction les urgences . Juste avant que les pompiers ne partent, l’un
deux me confia : « S’il y en avait d’autres « comme vous, on sauverait
beaucoup plus de vies humaines ».
Fier comme Artaban, je les
regardais s’éloigner quand je pensais soudain à Yann . Où était
il passé ? Je me dirigeais donc vers le parking où je l’avais envoyé et
le trouvais assis dans un coin, l’air boudeur :
« si j’avais su, je ne me serais pas déplacé ! »
«
Ne dis pas ça, qu’est ce qu’il aurait fait sans nous l’autre ? Il
serait peut-être mort à l’heure qu’il est . Allez, viens, rentrons, on
a plus rien à faire ici ».
En attendant un éventuel R.E.R., je
me remémorais les derniers instants passés . Peut-être aurais-je un
jour l’occasion de sauver ... non, ce ne restera qu’un rêve...
29 novembre 2006
(Mauvaise) Publicité gratuite
En regardant "tout le monde en parle"
sur France 3, émission qui était consacrée au blogs ce soir-là, j'ai
appris que les bloggeurs étaient abordés depuis quelques temps par des
commerciaux pour tester leurs produits à condition d'en parler sur leur
blog. En bien comme en mal, mais en parler. (Youhou ! M'oubliez pas !)
Alors j'me suis dit, moi aussi j'peux l'faire, j'peux pondre, comme ça, un test de matériel. Tiens, prenons mon lecteur mp3, acheté en promo sur Amazon début Août pour le voyage au Portugal. Un I-River H10.
La promo était telle que j'ai pas réfléchi plus de 2h avant de le prendre. 129€, 100€ moins cher que tous les autres, ça sentait le destockage à plein nez. Petit, 6Go de stockage, lecteur mp3, wav, jpg, txt, etc, etc, tuner FM, dictaphone, chargeur fourni,... La vidéo format poche ne m'intéressait pas, il était parfait ! l'absence de format propriétaire, les piles rechargeables ont fini de me convaincre. En effet, je déteste avoir à utiliser un logiciel en particulier fourni avec l'appareil. On sait jamais sur quoi on va tomber. Idem pour la batterie qu'on ne retrouve jamais une fois que la notre est morte parce que il-n-y-a-plus-de-pièces -détachées-pour-cet-appareil- qui-a-déjà-deux-ans -ma-bonne-dame...
Rien à redire sur le service d'Amazon. En 48h, l'appareil était livré au bureau (j'y suis plus souvent que chez moi) dans un colis bien empaqueté. Après déballage, toujours au bureau, première surprise : De piles rechargeables, point. Mais bien d'une batterie... Vérification sur le site d'Amazon. Il semblerait que le problème vienne de la traduction de la fiche technique... La fameuse batterie comporte une grosse prise pour brancher le cordon. Prise dont le clapet de protection n'est pas fixé à l'appareil. C'est la perte assurée au bout de 3 mois ça ! Et River en est conscient vu qu'ils en fournissent 4 de rechange dans le plastique d'emballage du manuel...
Mais passons. Je recharge l'engin pendant une heure et le branche sur le port USB du PC où il est immédiatement détecté par Windows. Mais impossible de le voir dans l'explorateur ! Tiens ?! Déballage du manuel et potassage... Mais bien sûr ! Il faut, il faut, il faut un logiciel bien spécifique, un logiciel propriétaire ! Et merd' merd' merd', je sens la moutarde qui monte... Ce n'est pas ce qui était vendu. Le logiciel indispensable est Windows Media Player 10 uniquement. Un logiciel qui m'insupporte à cause de sa gestion par attributs de fichiers et non par nom. 2000 renommage de fichiers potentiels, ça prend du temps ! Je tente quand même de charger un album sur la bête. Test concluant. Et une fois les fichiers nommés, c'est assez facile à utiliser.
Le lecteur gère la lecture des mp3 par artiste, album, genre, n° de piste (à quoi ça sert ??). On sent l'influence de Crosoft ... Un nouveau problème apparait avec les musiques de film ! La plupart du temps elles sont composées de morceaux d'artistes différents. Qui vont se retrouver dans la liste générale des artistes pour 1 seul titre et par conséquent la multiplier par 10 ! Sur une liste de 200 albums, potentiellement 200 artistes, ça rallonge, ça rallonge, ... J'ai déjà dit que je n'aimais pas Windows Média Player 10 ? ......
L'interface de l'appareil est claire, facile d'utilisation.
L'appareil gère aussi la réception FM, la fonction dictaphone, la
lecture des JPG et des TXT. Petit bémol (encore !!), je n'ai pas réussi
à récupérer les enregistrements audio sur mon PC. Mais je ne perds pas
espoir d'y arriver un jour... J'ai la naïveté de croire que les abrutis techniciens qui ont conçu le lecteur peuvent avoir oublié ça.
J'ai emmené mon nouveau lecteur plein de musique cet été au Portugal. Il m'a bien servi pendant les longues heures d'attente à Madrid (vive les escales), nous a bien amusés dans la voiture de loc', combiné à un transmetteur FM pour qu'il fonctionne avec l'auto-radio. Sauf que... La batterie, la fameuse batterie, se décharge toute seule quand elle est branchée sur l'appareil ! Et en bon boulet que je suis, j'avais oublié la moitié du cable de branchement. Impossible de le recharger sur place. Il aurait du tenir la semaine ! Franchement, je trouve inadmissible de vendre un appareil qui se retrouve être à plat le jour où tu veux l'utiliser, simplement parce que tu l'as rechargé deux semaines avant. d'orénavant, je vire toujours la batterie avant de ranger l'appareil dans mon sac.
Donc pour résumer :
Les Plus :
La capacité de 6 Go
Le design soigné
L'interface conviviale
Les moins :
Le système de classement des mp3
La batterie auto-déchargeable
Le casque de base standart
Pour conclure, je suis franchement content d'avoir investi dans un lecteur mp3, c'est mon premier, moi qui disais que jamais je n'en achèterais un. Un bonheur dans les moment d'attente où on a besoin de s'isoler. Par contre, je ne retournerai pas chez I-River. Trop de points négatifs contraignants. On m'avait conseillé Archos (Merci M'sieur Pop !), j'irai voir quand mon lecteur aura rendu l'âme. Le plus tard sera le mieux tout de même !
23 novembre 2006
La vie ne tient qu'à un fil !
J'en connais qui devraient jouer au Loto ! La preuve en images ici...
22 novembre 2006
Le sac des filles
Personnellement,
je me moque régulièrement du volume des sacs féminins, sorte de
nécessaire de survie géant en milieu urbain, tellement pleins qu'on y
retrouve jamais rien, ou juste au bout de 10 minutes ... Mais comme on
dit par chez nous : "On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien".
J'entends par là que moi aussi je me ballade avec ma maison sur le dos.
Un sac bandoulière offert par caramail à l'époque du grrrand chat. Ben
ouais, et alors ? Allez, je vous livre, brut de décoffrage, le contenu
du-dit sac :
- un petit calepin à spirale (pour noter)
- un stylo noir chromé associé
- un lecteur mp3 IRiver H10 (j'vous en parlerai bientôt)
- un casque "couvre-oreilles" associé au lecteur mp3
- un couteau suisse (s'il fallait sauver un objet ... Ce serait p'têt celui-là)
- des feuilles de brouillon A4 pliées en deux (pour vous écrire à vous, public)
- un chausse-pied (y a une raison à tout !)
- un nez de clown rouge (ça sert toujours !)
- une balle en mousse
- un paquet de kleenex
- une clé USB (porte-photos, porte-documents, porte-vidéos, porte...)
- un CD-RW (pour ce qui ne rentre pas sur ma ch'tite clé USB)
- une sucette à la cerise (reliquat d'une vente à la sauvette de deux étudiantes infirmières :p)
- un porte monnaie (pour la monnaie)
- un portefeuille (pour les
feuillesgrosses coupures) - un avoir de 2,60€ pour le Relai Carnot (la cantine du bureau)
- un étui à lunettes contenant des lunettes et l'étui à lentilles (voir Changer ses yeux c'est facile !)
- un plan des transports en commun parisiens (version carte orange, on en fait plus des comme ça !)
- des trombones (abus de bien social ! bouh ! Faut que je les donne à ma mère ...)
- un autre stylo, noir toujours (au cas où le premier rende l'âme)
- un pansement à découper (plus très hygyènique ... poubelle ...)
- une photo de famille datant d'avant ... (faut que je l'encadre celle-là)
- une carte postale d'avant aussi (à mettre avec les piles de cartes postales dans la boite à chaussures)
- 2 badges made in Mlle A.
- de vieilles factures cartorama et saint maclou (évidemment ... poubelle !)
- un bon de lavage gratuit au pressing rue Oberkampf (c'est loin...)
Et puis c'est tout ! Enfin ça en fait un sacré bordel non ? Et pourtant, il est plutôt léger en
ce moment. En accessoires on pourrait rajouter une pochette A4 pour les
documents importants, un plan des rues de Paris, un chargeur de
portable, un chargeur de lecteur mp3, ... Comment font ceux qui se balladent les mains dans les poches ? Ils sont insouciants ?
En cherchant une illustration, j'ai trouvé ce site : le sac des filles. Si vous aussi vous souhaitez étaler votre attirail au grand jour ...
20 novembre 2006
R.E.S.P.E.C.T. avec la R.A.T.P.
L'autre jour, je patientais sur le quai du RER à la Défense et relevant le nez je me suis retrouvé devant une affiche en 4x3 montrant un tigre à dent de sabre descendant d'une rame de RER. Le slogan : "Dans le RER , l'homo modernus musèle son animal de compagnie". C'est l'une des 8 affiches de la nouvelle campagne Objectif Respect de la RATP. Respect, parce que vous l'avez vu, c'est le bordel partout... Que ce soit dans les transports ou ailleurs ! Nous sommes dans l'ère du chacun-pour-soi- moi-j-écrase-les-autres-pour-avancer ! Je trouve plutôt bien qu'une campagne de ce genre voie le jour. Si ça pouvait aider les gens à regarder un peu ce qui se passe autour d'eux et ne plus agir egoïstement... C'est p'têt fleur bleue ce que je dis mais c'est quand chacun y met un peu du sien qu'on avance !
En attendant, je vous invite à aller faire un tour sur le site de la campagne. Il est très ludique et pas du tout moralisateur. Quelques vidéos, un petit jeu, un quizz, les thèmes de la fraude, du vendalisme, de la courtoisie d'abordés. Allez hop, allez-y et revenez me dire ce que VOUS vous en pensez !
18 novembre 2006
C'est le WE ! Yeah, yeah !
Du coup, pas de message avant lundi ! Le jaja se repose ...
17 novembre 2006
Jaja est un boulet - Episode 1
Ce
matin, difficile de se lever. Un peu comme tous les vendredis
matin en fait ! Comme le veut la routine, je m'extirpe du duvet qui me
sert de couette, pose un pied par terre, puis deux. Me traine jusqu'à
l'halogène. Puis jusqu'au PC que j'allume. Le temps que Windows se
lance je vais préparer le cappuccino et revient m'affaler dans la
chaise pour regarder mes mails.
Avant d'aller prendre ma douche, je lance l'album de Corrine Bailey Rae en fond sonore histoire de réveiller l'appartement en douceur.
Sur le chemin du retour vers la chambre, un objet près de l'encadrement de la porte m'interpelle : Un interrupteur. Tiens ? J'ai pas de plafonnier, qu'est ce qu'il commande ? Je tends la main, l'actionne, et ... me retrouve dans le noir et le silence total. Ca fait 2 mois que j'ai l'appartement, et je ne m'étais jaais rendu compte que j'avais une prise de courant commandée dans ma chambre ! Pas de bol, j'ai branché dessus tout mon attirail informatique, et mon éclairage ... Heureusement que l'installation actuelle n'est que provisoire, sinon j'étais bon pour tout repenser !
16 novembre 2006
Tu es le feu qui m'attire
Dans ma p’tite maison de Bretagne, nous avons une cheminée qui chauffe la pièce principale pendant la période fraîche. Lors de mon WE de la Toussaint, la première chose que j’ai fait en arrivant, c’est d’aller chercher un peu de bois sec dans la cabane de jardin, afin d’allumer le feu et faire partir un peu l’humidité de la maison fermée depuis plus d’un mois.
J’ai placé quelques boulettes de papier, du petit bois par-dessus, sorti la boite d’allumettes et là … ma mère est arrivée (mettre un lien vers « C’est la loose », avec la ferme intention de m’apprendre à faire du feu en me faisant une démonstration en direct. Je sais que même lorsque j’aurai 60 ans, si elle est toujours là, je resterai son petit garçon. Mais pourquoi faut-il toujours que tout le monde participe à l’allumage d’un feu ? Vous n’aviez jamais remarqué que dès qu’on parlait d’allumer un foyer, tout le monde était là prêt à ramener des bûches ? Quel est ce pouvoir que le feu a sur nous ? Ce doit être comme pour les chiens qui ont ce tic ancestral qui est de tourner une ou deux fois sur eux-mêmes afin de préparer le terrain sur lequel ils vont se rouler en boule. Nous, notre truc, c’est de regarder les flammes jaunes danser. Et c’est encore mieux quand c’est nous qui en sommes à l’origine. Ouais.
Mais le pire dans tout ça, ce n’est pas de se retrouver avec 5 personnes sur le dos qui veulent participer. Ce serait trop simple. Le plus difficile, c’est que chacun a son idée arrêtée sur la manière d’allumer le feu.
Emmerdeur n°1 : - Tu devrais mettre beaucoup de papier, ça démarre mieux.
E n°2 : - C’est pas le papier qui fait démarrer, le papier ça chauffe à peine, ça fait juste des flammes
E n°3 : - Ouais, le mieux c’est le petit bois, avec un peu de papier le petit bois ça flambe bien
E n°4 : - Et les épines de pin ça fait du bon combustible aussi, laisse, je vais t’en mettre un peu
E n°2 : - Les épines de pin, ça chauffe à peine, ça fait juste de la fumée
E n°3 : - Tiens je mets la grosse bûche dans le feu pour la faire chauffer
E n°2 : - Fais pas ça, tu vas l’étouffer de suite, regarde, si je mets de la cagette, on a de belles flammes qui durent.
Et moi dans tout ça ? Je vais plutôt préparer les patates en papillotte ou d’autres recettes dont j’ai le secret…
Paradoxalement à ça, il y a rarement des gens pour allumer le barbecue. Le côté braises sans flammes peut-être ? Ou le côté « cuisine » rajouté à l’opération qui en démotive plus d’un. En tout cas, ce sont toujours les mêmes qui se (sacrifient barré) dévouent. Personnellement j’aime. J’ai enfin mon feu rien qu’à moi. Et vive la saucisse chaude !
15 novembre 2006
Ne le dis à personne ...
...
Mais avant-hier soir je me suis pris par la main et me suis emmené au ciné
voir ce thriller dont tout le monde dit du bien : "Ne le dis à
personne". En prime, j'ai testé l'UGC de la Défense où je n'avais pas
mis les pieds depuis les travaux de rénovation.
Arrivé une demi-heure avant la séance de 19h, j'ai trouvé le cinéma vide et calme. L'espace était couvert de lumières tamisées et de fauteuils de cuir. Le long du mur, un grand bar chromé étincelant de partout. Ca me plaisait déjà ! ... Jusqu'à l'arrivée de la foule. Finalement, c'est aussi bruyant que la gare saint lazare aux heures de pointe un jour de grêve. Je suis déçu pour le coup. La salle n'ai rien d'extraordinaire techniquement, si ce n'est qu'on a de la place pour les jambes ! Terminé les coups de genoux dans la nuque !
Alors le film en lui-même m'a scotché au fond de mon siège. C'est une adaptation signée Guillaume Canet (Mon Idole) du thriller américain "Tell no one". Guillaume Canet a réussi à réunir une pleiade d'acteurs français et francophones connus (François Cluzet, André Dussollier, Marie-Josée Croze, Kristin Scott Thomas, Nathalie Baye, François Berléand, Jean Rochefort) qui jouent tous merveilleusement leur rôle. Il règne tout au long du film une atmosphère tendue et intense, bien aidée par une musique envoutante signée -M-. Je n'en dis pas plus, allez le voir d'urgence !
13 novembre 2006
Double combo
Non je n'ai aucune envie de parler de street fighter ou d'autre jeux
vidéos, mais il est bien question de K.O. final. Je pense que vous
l'avez compris avec mes posts précédents, je ne suis pas franchement
d'humeur joyeuse ces derniers temps. La faute à plein de choses, la
famille notamment. Mon père est parti, ce qui a fait un choc à toute la
famille, de par la rapidité des évènements, et de par la place qu'il
occupait dans le groupe.
Et cette famille est sur le point de se reprendre une grande claque à nouveau. Mon oncle, le frère de mon père, le dernier fils de ma grand-mère encore vivante, est en phase terminale de cancer à son tour, il a même failli y passer samedi soir... Pfff, pfff, parfois on se demande pourquoi le sort s'acharne... Allez, cousins, cousines, ma mémée chérie, serrez vous les coudes. Je pense bien à vous...
