04 décembre 2006
To be burned or to be buried, that's the question
Jeudi matin, j'étais au crématorium de Saint-Brieuc avec toute la famille (réunie) pour un dernier au revoir à mon oncle. Parti en 4 mois. Paf ! Cancer foudroyant comme mon père. Les personnes présentes étaient répartoes en petits groupes par affinités (les histoires de famille je vous jure ...). Ma mère m'avait bassiné en me disant que les crématoriums et la crémation elle-même c'était horrible, à voir et à supporter après coup. Que ça n'aidait pas à faire son deuil, tout ça, tout ça.
Mon oncle lui avait fait son choix. Que ses cendres soient dispersées dans son "champ", vaste étendue d'herbe où dans un autre temps mon grand-père faisait paître les moutons. Et nous étions tous là ou presque pour lui faire un dernier adieu.
On se serait crus dans un hopital. Le sol et les murs impeccables étaient recouverts d'un carrelage sombre. Une nana payée à rien foutre maître de cérémonie nous a fait rentrer dans une toute petite salle où nous logions tous difficilement. Un poste radio muet posé dans un coin. Une grande baie vitrée sur l'un des murs.
De l'autre côté une salle avec deux présentoirs. Sur le plus proche, le cercueil de l'oncle. Nous sommes restés là debout 5 bonnes minutes à regarder le cercueil en jetant de temps en temps un regard aux deux glandus maîtres de cérémonie qui posaient devant le cercueil. Ma tante a même lancé au bout d'un moment un "mais qu'est ce qu'ils attendent ?!" qui aurait pu en faire rire plus d'un tant la scène me dérangeait. Pourquoi nous parquer dans un réduit sans information alors qu'il y a plein de place de l'autre côté ?
Et puis d'un coup de tête l'un des deux clampins officiels a donné le signal. Le cercueil a glissé et disparu de noter champ de vision. Surement dans le four, mais personne n'a rien vu. Avec Valérie ma cousine on s'est regardés déçus surpris ! On s'attendait à autre chose ! Je comprends que la crémation ou l'enterrement soient des moments difficiles mais la question qui me restait en tête c'était plutôt : "Bah tonton t'es où ?". J'sais pas, j'ai besoin de voir pour accepter moi.
Ce que j'ai vu ne m'a toutefois pas réconcilié avec les enterrements traditionnels. Les règlements sanitaires sont tels qu'il est difficile de se faire enterrer dans le cimetière de son choix et impossible de se faire enterrer sur son propre terrain. Je n'ai pas envie d'être parqué avec des inconnus moi! En bon célibataire que je suis, j'ai envie de garder ma liberté ! Alors je vous prends à témoin (non pas toi l'inconnu, mais les quelques amis qui me lisent) : S'il m'arrive quoi que ce soit un jour, qu'on brûle mon corps et que mes cendres soient dispersées autour de la table d'orientation sur la falaise de la plage de Port-Goret à Treveneuc. J'ai dit.
Commentaires
Je sais pas où c'est ton patelin. On dispersera tes cendres dans la seine et on ira boire un coup au Frog c'est tout ;-)
Assisté ! www.mappy.com est mon ami ... ;o)
Ben espérons qu'il pousse des bras et des jambes à ton ami car on ira pas se paumer là bas :-P