13 février 2007
Et une boite de sardines, une !
Quai du Tramway T2, La Défense, 8h42 mardi matin.
A peine sorti de la bouche de RER, je jette un oeil vers la rame prête au départ. Bondée comme d'habitude. Ou je devrais plutot dire bondée près des portes de sortie et vide dans les allées. Je m'éloigne un peu de l'escalier venant du RER et monte en queue de wagon, me glissant dans un trou de souris. A ma suite, deux autres personnes se pressent près des portes et la première ose demander à haute voix aux voyageurs de bien vouloir avancer un peu dans les allées pour lui faire une place.
Et là surprise, une dame lui répond avec un fort accent étranger "Mais je descends à la prochaine". Des nez se relèvent intéressés par la réflexion, je vois des sourires en coin naître sur les visages proches. La femme souhaitant rentrer dans la rame lui assure gentiment qu'elle se poussera pour laisser descendre. Et tout rentre dans l'ordre gentiment. La station suivante arrive, les gens se poussent limite en déroulant le tapis rouge, et l'étrangère disparait.
Je trouve assez significatif le comportement de cette dame dans notre univers de chacun pour soi. Une fois monté dans le wagon, plus personne ne s'intéresse aux autres qui doivent ausi aller bosser. Aucune solidarité, aucun regard. Chacun se crée sa petite bulle de survie. Et dire que je ne fais que parler des transports en commun ...
Allez, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, un petit effort, regardez autour de vous !