Les aventures sensasssionnellles du Jaja

"Il y a des jours où faut pas m'chercher ... Et il y a des jours tous les jours ! (Krän)

13 février 2007

Et une boite de sardines, une !


gotlib7Quai du Tramway T2, La Défense, 8h42 mardi matin.

A peine sorti de la bouche de RER, je jette un oeil vers la rame prête au départ. Bondée comme d'habitude. Ou je devrais plutot dire bondée près des portes de sortie et vide dans les allées. Je m'éloigne un peu de l'escalier venant du RER et monte en queue de wagon, me glissant dans un trou de souris. A ma suite, deux autres personnes se pressent près des portes et la première ose demander à haute voix aux voyageurs de bien vouloir avancer un peu dans les allées pour lui faire une place.

Et là surprise, une dame lui répond avec un fort accent étranger "Mais je descends à la prochaine". Des nez se relèvent intéressés par la réflexion, je vois des sourires en coin naître sur les visages proches. La femme souhaitant rentrer dans la rame lui assure gentiment qu'elle se poussera pour laisser descendre. Et tout rentre dans l'ordre gentiment. La station suivante arrive, les gens se poussent limite en déroulant le tapis rouge, et l'étrangère disparait.

Je trouve assez significatif le comportement de cette dame dans notre univers de chacun pour soi. Une fois monté dans le wagon, plus personne ne s'intéresse aux autres qui doivent ausi aller bosser. Aucune solidarité, aucun regard. Chacun se crée sa petite bulle de survie. Et dire que je ne fais que parler des transports en commun ...

Allez, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, un petit effort, regardez autour de vous !

Posté par Jaja à 08:42 - Jaja dans le métro - Commentaires [4] - Permalien [#]


09 novembre 2006

La nouvL gramer francez ?

noSMS2Hier, jour de grêve SNCF ... Personnellement, ça me passe complètement au-dessus, je suis un utilisateur exclusif de la RATP. Carte orange dans la poche arrière droite depuis septembre 1994 sans interruption. Lors des contrôles, les agents RATP m'appellent Monsieur ! Les jours de grêve, c'est même avec un malin plaisir que je prends les transports en commun, les rames sont souvent bien moins bondées qu'à l'habitude : Le banlieusard comme le parisien préférant tenter de sortir la voiture ou simplement de poser un de ses trop nombreux jours de RTT.

A la sortie du bureau, direction La Défense pour chopper le RER. En théorie vide. En pratique non. Les écrans de signalisation étaient marqués de l'habituel bandeau jaune : Incident aux installations... Je me susi retrouvé comme une sardine dans sa boite, comme un cornichon dans son bocal : Tassé, compressé au maximum, à nager dans mon jus.

Profitant d'un moment de transfert de compagnons de galère, je sors mon portable et entreprends de partager ma détresse avec mon frère, usager régulier de la même ligne. Je vous retranscris texto : " le RER AaAaAaA, c'est trop la mèred". Mèred ? Je rentente la frappe, pour un même résultat. Ma pourriture de téléphone Sony Ericsson ne connait pas le vocabulaire grossier ? ou alors c'est de l'écriture SMS et je ne parle pas la langue... Si c'était effectivement le cas, et après de nouveaux tests, je suis en mesure de vous apprendre que dorénavant :

- il ne faudra plus écrire merde, mais plutôt mèred
- il ne faudra plus écrire connasse, mais plutôt connasé
- il ne faudra plus écrire nichon, mais plutôt michno
- il ne faudra plus écrire salopard, mais plutôt rajorase
- Les mots sexuel, cul, ta mère à poil devant franprix, eux, ne changent pas

Mon frère n'a toujours juré que par Nokia. Je crois que je sais ce que je vais m'offrir pour Noël ...


Posté par Jaja à 12:46 - Jaja dans le métro - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 novembre 2006

Il jouait du saxo debout ...

saxoSouvent l'hiver en se balladant dans le métro, on voit tous ces SDF venir dormir sur le carrelage ou sur les bancs des stations (bancs que la RATP a insidieusement remplacé par des chaises individuelles pour éviter tout squatt allongé). L'été dernier, j'ai été choqué d'en voir autant faire la manche encore dans les couloirs et dans les rames... L'immobilier parisien flambe ? Le nombre de SDF au m² aussi.

Sur la ligne que j'empruntais, je croisais régulièrement, à heure fixe, un homme d'une cinquantaine d'années, maigre comme un clou, fumant, avec un saxo du même âge que lui. Cet homme montait toujours dans la deuxième voiture, pour nous jouer, toujours, les deux mêmes morceaux. Il faisait pitié le pauvre, à jouer avec ce saxo déglingué, cliquant et cliquetant à chaque pression des "boutons", et la hanche usée jusqu'à l'os. Et toujours, il ressortait de la rame à la même station, sans un sou, houspillant les passagers que la solidarité c'est plus ce que c'était, que les parisiens ce sont tous des cons.

J'hésite franchement à te dire, à toi, diverses choses que je ne pourrais mettre dans une seule phrase, alors listons :

- Pourquoi est ce que je te retrouve, toi, toujours sur mon trajet à la même heure ? Tu joues pour le plaisir en rentrant chez toi ? Tu arrondis tes fins de mois ?

- Pourquoi est ce que tu joues toujours les deux mêmes morceaux ? T'en connais pas d'autres c'est ça ?

- Pourquoi est ce que tu nous engueules en descendant ? Tu penses qu'on aura oublié le lendemain ce que tu nous a dit la veille ?

Demander la charité, c'est une chose, mais il faut quand même y mettre un peu les formes à mon goût. Franchement, on va m'accuser de ne pas savoir ce qu'est la pauvreté, d'être égoïste, mais comment peut-on avoir envie d'aider ce bonhomme qui nous casse les oreilles et les couilles à longueur d'année ?

Dans la veine des mendiants désagréables, je me suis fait arrêter sur les Champs Elysées un après-midi par une jeune fille propre sur elle qui m'a interpellé en me lançant un : "do you speak english ? french ?" Moi bonne poire, je l'ai prise pour une touriste à la recherche de la concorde ou du musée du Louvre, je lui réponds en français. Elle a enchainé sur un "vous n'auriez pas une pièce ou deux pour ..." Je n'ai pas écouté la suite, j'ai tiré une tronche de 3 kilomètres et je l'ai planté là.

Ou encore les filières des p'tits accordéonistes, tous équipés d'un ampli et d'un lecteur de mini-disque flambants neufs. Est ce qu'on est pas dans l'exploitation de la charité ? Pareil ce WE à Vannes, où des femmes des gens du voyage étaient postées aux points de retrait d'argent.

Il y a des gens dans la détresse la plus totale, partout, ça c'est un fait. Il faut aider son prochain dans le besoin, c’est un devoir. Mais merde, la mendicité n’est pas un commerce. Peut-être suis-je trop fleur bleue pour penser qu’il ne doit pas y avoir de publicité ou de création dans ce domaine… Et puis il y a d’autres manières de donner que de mettre une pièce dans la main d’un clochard qui s’empressera d’aller investir ses revenus dans une bouteille en plastique de vin de table de première qualité. Donner de son temps, de ses moyens, de son argent à des structures, qui elles peuvent apporter quelque chose de concret à ces nécessiteux. Je vous en parlerai dans un prochain post.

Autre sujet où il est question de donner, le TELETHON 2007 arrive bientôt ! le WE du 8-9-10 décembre, appelez le 3637, rendez-vous sur les animations Téléthon de votre quartier, venez au village téléthon devant l’entrée de la mairie du XIIIème arrondissement (vous aurez surement la chance de me croiser).

Comme dirait Gérard Holtz … On compte sur vous ;-)


Posté par Jaja à 08:00 - Jaja dans le métro - Commentaires [0] - Permalien [#]
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